Sur la cimenterie LafargeHolcim de M’Sila, en Algérie, IBITEK a déployé sa solution digitale de gestion des flux camions pour traiter un flux de 400 véhicules par jour sur un site de 5 millions de tonnes par an expédiant sept jours sur sept. L’intervention a porté sur l’automatisation du contrôle d’accès, sur trois stations de chargement en vrac et sur la connexion des transactions à l’ERP du site. Résultat : 30 % de temps de chargement en moins, 50 % de temps de présence en moins pour chaque camion, et 1 000 chargements en vrac automatisés dès le premier mois d’exploitation.
Le contexte
Une cimenterie de cette taille ne se pilote pas seulement par son process de cuisson. Avec 2 fours, 5 millions de tonnes annuelles et des expéditions 7j/7, le goulot d’étranglement se déplace vers la porte du site. Quatre cents camions se présentent chaque jour aux accès de M’Sila. À ce rythme, le temps de rotation d’un véhicule n’est plus un indicateur logistique parmi d’autres : il détermine directement la capacité d’expédition réellement disponible, et donc le chiffre d’affaires que le site est capable de sortir.
Les difficultés constatées avant l’intervention
Le contrôle d’accès reposait sur des vérifications manuelles. Des véhicules non autorisés circulaient à l’intérieur de l’enceinte industrielle, ce qui constitue autant un risque de sécurité qu’un problème de responsabilité pour l’exploitant. Le temps de présence des camions sur le site s’allongeait, avec les files d’attente que cela provoque en amont des accès.
À l’étape de chargement, les affectations entre produit, commande et véhicule généraient des erreurs difficiles et coûteuses à corriger une fois le camion reparti. Enfin, le site ne disposait d’aucune traçabilité d’ensemble : reconstituer le parcours complet d’un véhicule, de son entrée à sa sortie, n’était pas possible.
Les résultats obtenus
Après mise en service, le temps de chargement a été réduit de 30 % et le temps de présence des camions sur le site de 50 %. Mille chargements en vrac ont été automatisés dès le premier mois d’exploitation. Les contrôles d’accès ont été rationalisés et les opérateurs sont montés en compétence sur l’outil.
La lecture la plus parlante est celle-ci : même cimenterie, mêmes équipements de chargement, mais un camion qui reste deux fois moins longtemps sur site. La capacité d’expédition gagnée l’a été sans investissement dans une station supplémentaire.


